La Légion Après le 10 juillet 1940 et l’installation du régime de l’État Français, le Maréchal Pétain comptait sur les anciens combattants de 14-18 pour soutenir le nouveau régime et insuffler un esprit nouveau. Il décida de regrouper les diverses associations d’anciens combattants au sein de la "Légion Française des Combattants". Soutenue par une intense propagande elle s’implanta dans tous les chefs lieux de cantons, de départements et de régions. En 1941 la Légion des Combattants était devenue la "Légion des Combattants et des Volontaires de la Révolution Nationale" ce qui accentuait son caractère de propagande. La création du Service d’Ordre Légionnaire (S.O.L.) au début de 1942 puis de la Milice en 1943 qui recrutaient au sein de la Légion, vida celle-ci de ses éléments les plus durs qui se mettaient entièrement au service de la politique de Vichy. Dès lors, la Légion se tourna vers des actions sociales et non politiques. Les Chantiers de Jeunesse Ils furent créés à l’automne 1940 pour promouvoir les idées de révolution nationale prônées par le gouvernement de Vichy. La convention d’armistice ayant permis à Vichy d’entretenir, en zone sud seulement, une armée de 100.000 hommes, on décida donc que les jeunes Français de la zone sud seraient incorporés huit mois dans des organisations paramilitaires, les chantiers de jeunesse. Ces chantiers furent très vite appelés les "Camps". En 1940, le Massif Central compta 11 chantiers de jeunesse sous l’autorité du commissaire régional Bousquet : 1 (qui portait le n° 40) à Murat dans le Cantal, 4 dans le Puy de Dôme, 2 dans l’Allier, 1 dans l’Indre, 1 dans le Cher, 1 dans la Loire, 1 en Corrèze. Par la suite, fin 1942, 5 autres chantiers en provenance du Languedoc furent repliés sur le massif central dont 3 dans le Cantal à Maurs, Mauriac et Vic sur Cère.( cf. L’Auvergne dans la Tourmente 1939-1945, Eugène Martres, 1998). Les recrues vêtues d’un uniforme vert étaient installées en campagne et devaient se livrer à des travaux d’agriculture ou d’équipements ruraux. Le Chantier n° 40 à Murat, où se trouvait le commandement, comptait 700 à 800 hommes. Les jeunes étaient répartis en petits groupes autour de Murat. A partir de 1942 la tension s’installa à l’intérieur des camps pour des raisons politiques. Vers la fin de l’été 1943 commença la fuite de jeunes recrues. Ils désertèrent les chantiers pour éviter le service du travail obligatoire ( S.T.O.)qui les menaçait, et constituèrent les maquis (ce terme désignant tout autant les lieux que les hommes qui venaient s’y réfugier). Le 29 avril 1944 les Chantiers étaient dissous et les jeunes transférés à l’organisation Todt pour la construction du mur de l’Atlantique.
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© Anovi - 2003