Ce document est extrait d'un mémoire secret d'Adolf Hitler sur le plan quadriennal allemand. Il date de novembre 1936. Le Führer y expose très clairement l'idée d'un "espace vital" pour le Reich avec, comme corollaire, la perspective d'une guerre future, jugée inévitable, mais pas prévue avant 1940-1941. Autre idée, que Hitler partage avec les autres dictateurs de son temps : l'ambition de pouvoir faire vivre son pays de ses propres ressources, en restreignant à l'extrême ses liens économiques avec l'étranger. (...) Nous sommes surpeuplés et nous ne pouvons pas subsister sur notre propre sol. La solution définitive réside en un élargissement de l'espace vital, source de matières premières et de la subsistance de notre peuple. Il est du devoir de la direction politique de résoudre un jour ce problème. (...) Seule la réalisation de ces tâches sous la forme d'un plan à terme pour l'indépendance de notre économie nationale vis-à-vis de l'étranger permettra de demander au peuple allemand des sacrifices sur le plan économique et sur le plan alimentaire. Le peuple, qui accorde à son gouvernement une reconnaissance aveugle, est en droit d'exiger de lui des réalisations immenses et énergiques sans se contenter d'en discuter ; qu'il résolve les problèmes et ne se contente pas de les enregistrer ! Quatre précieuses années se sont écoulées. Il est hors de doute que nous aurions pu être aujourd'hui déjà totalement indépendants de l'étranger en ce qui concerne l'approvisionnement en combustibles et en caoutchouc, et partiellement en ce qui concerne le minerai de fer. Nous produisons actuellement 700 à 800.000 tonnes d'essence, nous pourrions en produire 3 millions. Nous fabriquons actuellement quelques milliers de tonnes de caoutchouc, nous pourrions déjà en produire annuellement 70 à 80.000 tonnes ! De même que notre production de minerai de fer est passée de 2,5 millions de tonnes à 7 millions, nous pourrions extraire 20 ou 25 millions de tonnes de minerai de fer allemand et même 30, si nécessaire ! Nous avons pu, en quatre ans, constater ce que nous ne pouvions pas faire. Il est maintenant nécessaire de réaliser ce que nous pouvons. Je fixe donc les tâches suivantes :
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© Anovi - 2004